Neige, glace et patinage

Tout d’abord, bonne annee et bonne nouvelle decade a tous! Cette annee a Dublin, nous avons vu mourir 2009 sous les flocons, chose bien rare a cause du climat tempere de la cote est de l’Irlande et de notre proximite avec la mer qui tranforme generalement le plus tenace des flocons en goutte grise et frileuse a l’approche du sol. Mais qui plus est, non contente de tourbillonner et de donner a la ville des airs scandinaves, la neige cette annee n’a pas fondu a cause des temperatures inhabituellement froides de ce dernier mois; ce qui m’amene au sujet de ce billet d’humeur: le patinage artistique sur trottoir. Une discipline a charactere olympique qui necessite plusieurs facteurs combines: une ile inhabituee a ce genre de demonstration climatique, un timing d’enfer a deux heures de la nouvelle annee et un manque d’habitude generalise dans la gestion de ce genre de situation. En effet les pneus neige ne sont pas au menu du jour en Irlande, les chaines non plus et les reserves de sel et de gravier sont plus symboliques qu’efficaces… le sel contenu dans l’air fait generalement l’affaire!

A une heure du matin le premier janvier 2010, pas un taxi dans la rue, un silence neigeux, une aura magique dans la ville et une horde de patineurs artistiques sur trottoir – certains pratiquant meme au niveau superieur de difficulte avec un taux d’alcoolemie non negligeable!

Deux jours plus tard, les trottoirs ne sont que semi-pratiquables la journee et deviennent impraticables a la tombee de la nuit, les routes secondaires sont des miroirs… Meme l’autoroute est classee dangereuse aux infos du soir…

Venant d’un pays ou une neige persistante et profonde m’a une fois, dans ma jeunesse, force a gravir un talus et a le redescendre tranquillement sans m’en rendre compte lors d’un memorable cours d’auto-ecole (mon co-pilote ne voyait pas non plus la sortie du rond-point couvert par plus de 50cm de neige, j’ai donc suivi mon instinct qui apparemment m’attirait vers les hauteurs!), je souris de voir mon ile paralysee par trois flocons.

Et j’en suis reconnaissante. Ce sont des precipitations festives, des gouttes de pluie sur leur 31, une version re-mix de la pluie de tous les jours qui s’accorde avec les sapins de noel et les lumieres. Tout a ralenti, tout le monde conduit moins et marche lentement, c’est une bonne excuse pour rester blotti chez soi ou dans les cafes et les pubs, c’est l’occasion d’une semi-hibernation dans une ville qui ne dort jamais…

Je dis semi-hibernation parce que la neige ne m’a pas empeche d’acheter une paire de ballerines couleur cerise cet apres-midi (tres sobres, tres impermeables, tres pratiques, tres discretes, un choix tout a fait logique pour la saison vous me direz)… c’est un investissement fute en fait, pour une saison ou le patinage ne sera plus a la mode… Elle s’accorderont parfaitement avec mon parapluie et mon impermeable pendant la saison de la natation par exemple, qui dure d’avril a octobre. Elles s’y sentiront comme des petits poissons roses dans l’eau…

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About monicaheck
Monica Heck is a bilingual freelance writer and journalist based in Dublin, Ireland.

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